Rémunérations, accès à l’emploi, violences, précarité, accès aux responsabilités professionnelles, associatives ou politiques : entre les femmes et les hommes, la liste des inégalités est longue.
La commune est un acteur essentiel de l’égalité entre les femmes et les hommes. En effet, la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes du 4 août 2014 précise que la mise en œuvre de la « politique égalité » est une compétence partagée entre l’État et les collectivités territoriales. Par son statut d’employeur, par la définition et la mise en œuvre d’une politique publique volontariste, par la connaissance et la capacité d’animation des territoires, la commune peut être un véritable moteur de l’action publique pour l’égalité.
Pour agir dans ce domaine, nous nous engageons à adhérer à la charte Européenne pour l’égalité femmes-hommes dans la vie locale, à réaliser conformément à la loi du 4 août 2014 un rapport sur la situation en matière d’égalité femmes-hommes, à mettre en place des actions pour l’égalité professionnelle (interne à la collectivité). Par ailleurs, nous agirons dans les domaines de compétences municipales comme l’éducation, la prévention (lutte contre les violences faites aux femmes), l’espace public, le développement économique, l’insertion et l’emploi.
En plaçant l’égalité femmes-hommes au cœur de l’action municipale, nous faisons le choix d’une ville plus juste, plus solidaire et plus humaine, au bénéfice de toutes et tous
Proposition 1 : Dresser un état des lieux de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le territoire communal, afin d’objectiver les écarts existants et d’orienter l’action publique.
Proposition 2 : Développer la formation des agentes et agents municipaux à la lutte contre les violences faites aux femmes, à la prévention des discriminations et à l’accueil des victimes.
Proposition 3 : Affirmer clairement l’engagement de la commune en faveur de l’égalité femmes-hommes, par un acte politique lisible et accessible à toutes et tous.
Proposition 4 : Mettre en œuvre une politique d’égalité professionnelle au sein de la collectivité, portant sur l’égalité salariale, l’accès aux responsabilités, la lutte contre les discriminations et la conciliation des temps de vie.
Proposition 5 : Renforcer la prévention et la détection des violences en milieu scolaire, en développant un travail partenarial avec les établissements, les services sociaux et les acteurs locaux.
Les violences ne relèvent pas uniquement de la sphère privée : elles ont des conséquences directes sur l’espace public, la sécurité, la santé et la cohésion sociale.
Proposition 6 : Reconnaître le rôle essentiel des associations qui œuvrent quotidiennement auprès des victimes et les soutenir, notamment par un appui financier, logistique et matériel.
Proposition 7 : Adapter le nombre de logements sécurisés afin de mettre les victimes à l’abri de leur agresseur, en répondant aux besoins de décohabitation, d’hébergement d’urgence et de solutions temporaires sécurisées.
Proposition 8 : Renforcer la coordination et le soutien aux dispositifs d’accompagnement des victimes, en lien avec les forces de sécurité, les services de l’État et les partenaires locaux, afin de garantir une prise en charge efficace et complémentaire.
Proposition 9 : Créer ou consolider des lieux d’accueil, d’écoute, d’orientation et d’accompagnement des femmes et des enfants victimes de violences, accessibles, confidentiels, et intégrant un soutien juridique, psychologique et des solutions concrètes de mobilité, y compris en milieu rural.
La ville doit être sûre, inclusive et accessible, à toute heure et pour chacun et chacune.
Proposition 10 : Améliorer la prévention des violences dans l’espace public par une approche globale des mobilités, incluant l’éclairage public, les cheminements sécurisés et des dispositifs adaptés dans les transports en commun.